MASTERS CUP - Groupe rouge
Andy Roddick (EU, N°4) bat Fernando Gonzalez (CHI, N°7) 6-1, 6-4
Le film du match
"Seul Andy Roddick sait comment jouer Federer et Nadal", c'est ainsi que s'exprimait Mats Wilander dans les colonnes de L'Equipe récemment. C'est ainsi que le Suédois voyait en l'Américain, le seul outsider probable de la Masters Cup. Après deux matches de poule, on peut dire qu'il avait à la fois tort et raison. Tort car Fernando Gonzalez a prouvé qu'il avait provisoirement trouvé la solution face au Suisse, comme Ferrer a su terrasser son compatriote. Et raison, car Roddick est le joueur qui a été le plus impressionnant, avec David Ferrer justement. Mercredi, Andy a "kické" ses frappes et Gonzalez dans le même temps. En deux petits sets, le Chilien a perdu tout le crédit obtenu en un tie-break et quelques points miraculeux face à Federer.
Vaincu par Fabrice Santoro au premier tour à Lyon, diminué par une cheville fragile, Andy Roddick aurait pu connaître le sort de Novak Djokovic, battu par Fabrice Santoro à Bercy et invisible à Shanghai. L'Américain vit l'inverse. Reparti aussitôt aux Etats-Unis afin d'y soigner sa blessure, forfait pour Bercy, il est en pleine lumière en Chine, avec un jeu de fond de court que l'on a rarement vu aussi efficace et des enchaînements vers l'avant bien trempés. Gonzalez, à la peine sur ses appuis en début de rencontre, l'a vite compris : ce Roddick est redevenu un colosse. Sur les fesses à deux reprises, le Chilien a encaissé un sévère mais logique 5-0.
A-Rod joue sobrement, avec de grands coups droits qui recouvrent chaudement la balle pour la protéger de la raquette adverse. Gonzalez, spécialiste en la matière, n'y a vu que du feu. La détresse de Gonzalez dans la première manche trouve son symbole dans son pourcentage de secondes balles (14%). Roddick atteignait lui les 71% en première... La troisième manche n'a pas vraiment eu lieu.
Fort de sa démonstration dans la première manche, Roddick a enfoncé le clou avec un break précoce (2-1, confirmé à 3-1) et une gestion parfaite de la suite du set sur ses engagements. "J'avais vu comment Fernando (Gonzalez) avait joué l'autre jour face à Roger (Federer), alors j'étais prêt à donner le meilleur de moi-même, j'étais très concentré", Roddick, qui a certainement vu comment Federer a joué ce mercredi, sait qu'il a tout intérêt à rester concentré jusqu'à la fin de matches du groupe rouge. Il a les moyens de battre le Suisse pour la première depuis 2003 et dix rencontres...
LES REACTIONS
Andy Roddick: "Il y a des jours comme ça où tout fonctionne et aujourd'hui était un de ceux-là. Cette victoire, je la voulais, je ne voulais pas lui laisser le temps de mettre en place son jeu puissant, j'ai plutôt bien réussi il me semble. Comme je suis déjà qualifié, il n'y aura aucune raison pour que je sois nerveux face à Roger (Federer). Je peux y aller en jouant libéré pour essayer de le bouter hors du tournoi. Je pense qu'il y a six autres gars dans ce tournoi qui adoreraient me voir faire ça (rires)."
Fernando Gonzalez: "J'étais vraiment, vraiment fatigué. Je me sentais lourd. C'était difficile de bouger. Le match contre Federer m'a coûté beaucoup d'énergie. Et Andy adore quand ça va vite, abréger les points. Son service lui offre beaucoup de points gratuits. Il a vraiment bien joué et je ne me sentais pas bien au début. Après c'était trop tard."




